Publié par : Félix | novembre 5, 2010

La transition (2)

Voilà, ma transition de médicament est terminé. Je suis passé d’un anti-psychotique ayant fait ses preuves, mais qui transporte son lot d’inconvénient, tel que décrit ici, à un antipsychotique plus récent, moins connue, mais réputé pour avoir pratiquement aucun effet secondaire. Les avantages de celui-ci; pas de prise de poids, plus grande résistance à la chaleur, moins d’effet soporifique, moins d’effet « végétatif » si je me permet de le dire ainsi et moins d’effet sur la libido. Dans mon cas, depuis que la transition est fait, j’enregistre une légère perte de poids, ce qui est très bien puisque je n’enregistrais que des prises de poids constante lors de la prise de l’ancien antipsychotique. Côté libido, ma coloque est parfaitement au courant que ma libido est de retour, mais elle résiste toujours à mes avances. Peut-être le fait qu’elle soit lesbienne y est pour quelque chose… Pour la résistance à la chaleur, je n’ai pas encore eu la chance de l’expérimenté, l’été étant fini, mais disons qu’en temps de canicule… ouf! C’était dure. Je suis aussi plus réveillé, je dors moins la nuit et selon ma mère, j’ai moins l’air d’un zombie. Mais bon, c’est la seule personne qui m’a parlé du fait que j’avais l’air zombie, mon échantillon n’est pas vraiment valable.

 

Quoi qu’il en soit, ce billet est pour vous parlez de cette fameuse transition. Le principe est fort simple, on augmente tranquillement la dose du nouveau médicament, ensuite on réduit tranquillement l’ancien. Arrêté un antipsychotique d’un coup est, semble-t’il. une très mauvaise idée. Résultat, nous avons tranquillement le double de la dose de médicaments dans le corps. Les médecins vous préviennent que la transition peut être difficile, dépendamment des médicaments impliqués. En fait, ils disent plutôt que la transition sera fort probablement difficile. Résultat, je m’attendais à quelque chose de difficile… mais pas à ce point.  Premier symptôme: migraine répétitive. Tout ceux qui on vécu une migraine savent à quel point c’est pénible. J’en avais en moyenne une par semaine. La majorité du temps, c’était durant mes heures de travail. Résultat, mon employeur à commencé à enquêté sur ma condition. Heureusement, ses efforts on rapidement été court-circuité et j’en suis très heureux. Je ne tiens pas à ce qu’il l’apprennent, du moins, pas sans mon accord. Heureusement, ces migraines durait en moyenne une demi-journée, mais cela arrivait que c’était la journée entière.

 

Deuxième effet secondaire: La disparition des Félix. Au départ, il disparaissaient pour quelques secondes, puis quelques minutes, puis quelques heures et un moment donné, ils ont tout simplement disparus. Cela a durer trois semaines. Seul le premier apparaissait parfois, en écho, comme pour me signifier qu’ils était toujours là. Trois semaine ou je me suis senti seul, trois semaine ou je trouvait que le monde clochait, trois semaines tristes. Puis le premier est revenu, mais en mode « juke-box ». Il n’avait plus ses émotions, ses petites touches personnels dans ses chansons. Puis ce fût le retour du cinquième (Ô joie), toujours aussi grognon, toujours aussi impuissant. Le quatrième et le deuxième ont suivi peu de temps après, dans cet ordre. Au même instant, le premier commença à reprendre du poil de la bête en me faisant une touchante interprétation de « We’ll always love you » de Whitney Houston. Seul hic, c’est qu’il est pas capable de la chanté correctement. Ce fût donc sur une chansons faussé que nous nous retrouvions tous… sauf le troisième. J’ai attendu. J’ai questionné, savoir si ils savaient ce qui c’était passé, si ils se souvenaient où ils étaient partis. Aucun souvenir de leur part. C’est comme si ils étaient jamais partis selon eux.

 

L’inquiétude commença à s’installer. Et si il ne revenait jamais? Qui ferait des blagues lugubre pour nous remonter le morale et tout simplement nous faire oublié nos tracas. Car il faut se l’avouer, une blague de bébé mort dans un moment ou tu es sur le point de fondre en larmes, ça te casse le « mood » assez vite. Et puis il est revenu. Durant une journée, puis il a disparu. Il était… différent. Il est conscient de ce qui c’est passé durant leur disparition et ça ne semblait pas jolie du tout. Il avait perdu sa bonne humeur naturelle. Bien sûr, il essaya de la simuler, mais lorsque tu connais quelqu’un aussi bien que nous nous connaissons… ça se voit immédiatement. J’ai eu peur. Peur qu’il soit changé à jamais. Peur qu’il soit prisonnier de ce lieux qui l’a transformé. Bien il revint pour de bon… toujours traumatisé. Cela lui pris du temps avant de prendre le dessus, la prise d’antidépresseur fût même envisagé car cela commença à affecté mon moral aussi. Mais avant, un dernier assaut contre sa dépression. Je l’ai dorloté, voir gaver de ce qui lui plaisait. J’ai tout fait pour lui changer les idées, oublié ce moment difficile… et ça à fonctionné. Bien qu’il ne veux toujours pas en parlé, il va beaucoup mieux maintenant.

 

Troisième effet secondaire: Basse pression. En gros, cela crée des nausée, des hallucinations et des sentiments de vertige. En plus, cela t’empêche d’aller au gym sous peine de tomber sans connaissance. Ce dernier effet m’a fait beaucoup de « peine », mois qui adore le gym (il faudrait un jour m’expliquer ce qu’il y a de plaisant à courir sur un tapis roulant devant une télé et à côté d’une fenêtre dont le décor ne change pas, mais bon, revenons à notre sujet principale).

 

Quatrième effet secondaire: Le changement d’humeur. Tout ces symptômes font en sorte que j’étais d’un humeur massacrant. Bien sûr, mon entourage était au courant de ma transition, mais pour ma coloque qui me côtoie à tout les jours… disons qu’elle avait hâte que la transition se termine. Ça, plus le fait de devenir amorphe, de n’avoir le goût de rien faire. Mais bon, c’est terminer maintenant et tout le monde est heureux.

 

Cinquième effet secondaire: Cet effet secondaire est étrange, peu pratique (à moins d’être boulimique) et persistant dans le sens qu’il est toujours présent. On associe cet effet au nouveau médicament malgré le fait que ce n’est pas un effet répertorié. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce symptômes, je leur dirai que cela me donne le goût de tousser et laisserai le reste à votre imagination. Le bon côté à ce symptôme est qu’il me force à contrôler mes portions. Yeah!

 

Voilà les symptômes principaux. Pris à part, cela ne semble pas si terrible, mais tout ces symptômes mit ensemble, ça fait quelque chose d’assez dure à digérer. Et dire que cela à duré pratiquement trois mois. Mais c’est un mal pour un bien. Je ne regrette pas ce changement. Malgré le fait que l’on m’a prévenu que c’était dur, jamais je n’aurais pensé que c’était aussi difficile que cela. Mais bon, j’ai passé au travers et je trouve que cela en valait la peine. Il y a eu plus de peur que de mal et je crois que cela nous a plus rapproché qu’avant.

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Responses

  1. C’est touchant, la tendresse avec laquelle tu parles de Félix III.

    Pour le reste, je suis content pour toi que cette épreuve se situe derrière toi et que cette nouvelle médication promette beaucoup.

    Par ailleurs, je loue ta coloc pour sa patience face à ton mauvais caractère passager et lui souhaite qu’il en reste un zeste face à ta libido renouvelée 😉

  2. Disons que Félix III est très important pour moi. Il m’a souvent remonté le moral et je serais probablement pas le même homme sans lui.

    En ce qui concerne ma coloc, il semble lui resté plus qu’un zeste, mais effectivement, sa patience vaut la peine d’être loué.

  3. […] qui fût le plus difficile pour le quatrième fût le retour du troisième. Lorsque nous avons disparue, nous n’avons pas eu conscience ni du temps, ni de ce qui c’était passé… sauf […]

  4. […] qui fût le plus difficile pour le quatrième fût le retour du troisième. Lorsque nous avons disparue, nous n’avons pas eu conscience ni du temps, ni de ce qui c’était passé… sauf […]


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