Publié par : Félix | novembre 13, 2010

La séance familiale

Hier, j’ai eu une réunion incluant la partie féminine de ma famille, ma psychiatre, mon infirmière en psychiatrie ainsi que votre humble auteur. Cette rencontre étais fait à la demande de ma famille car elle avait des choses à clarifier, à comprendre. Ma famille avait aussi fait la demande d’avoir une portion seul avec la psychiatre ainsi que l’infirmière en psychiatrie. Bien que je n’étais pas totalement pour, j’ai accepté, pensant que c’était pour le bien puisque cela allait enlever un certain frein, une certaine retenue causé par ma présence.  Comprenant qu’il y avait plus de bien que de mal qui allait sortir d’une telle rencontre, j’acceptai qu’une portion de la rencontre soit fait sans moi.

Inutile de vous dire que j’étais nerveux. De quoi allait-il parlé? Est-ce que cela allait vraiment les aidés? Déjà que je savais que ma mère n’était pas convaincu de leur existence. À vrai dire, je ne crois pas qu’elle doutais de l’existence des Félix, plus qu’elle ne croyait pas que c’était des individus à part entière. Je crois qu’elle pensait plus que c’était un fragment de mon imagination, un peu comme les personnages que tout le monde s’invente dans leur petit monde secret et dont tout le monde nie leur existence. Autre incompréhension de sa part ainsi que de ma soeur cadette, pourquoi les Félix sont-ils toujours présent malgré la médication. Troisième inquiétude de leur part, est-ce dangereux pour moi à long terme. Quatrième inquiétude, quoi faire pour m’aider en cas de détresse, tel que l’épisode récent que j’ai eu avec le troisième. Finalement, ce syndrome sera-t’il nuisible pour moi à long terme?

Sommes toutes, la réunion c’est très bien dérouler. Voulant faire tomber le tabou qui c’était instauré entre nous, je m’efforçai d’être le plus objectif et le plus explicatif que possible dans leur propos, ne prenant aucune offense dans leurs paroles. Ce fût un succès plus grand que je ne l’imaginais. Bien qu’elle ait eu lieu, la portion sans moi n’était plus nécessaire. Après tout, je suis la personne la mieux placé pour expliquer mon syndrome et expliquer comment le gérer vu que je maitrise très bien en quoi cela consiste et que j’ai appris à gérer par moi-même quatre Félix sur cinq. Bien que je ne rentrai pas dans les détails sur ce qui c’est dit dans la discution, je répondrai aux questions que ma famille se posait puisque je crois que cela peut vous intéressé.

Premièrement, les Félix sont-ils le produit de mon imagination, sont-il des fragments de ma personnalité, un peu à la François en Série (je reviendrai sur cette série dans un futur proche) ou est-ce vraiment des entités distinctes dont je suis le seul apte à percevoir et communiqué avec eux? Existes-ils réellement? Je vais être honnête avec vous, je n’ai pas la réponse à cette question. Sont-ils le produit de mon imagination… surement. Sont-ils des fragments de ma personnalité? Peut-être. Est-ce des entités distinctes? Possible. Existes-ils? Indéniablement oui. Qu’ils soit réelles ou non, les Félix sont là, interagie avec eux, ils ont leur propres opinions, leur propres sentiments, leur propres pensée et leur bien-être ou leur mal-être m’affecte car ils sont désormais une partie de moi. Ce sont mes amis.

Deuxième questionnement, pourquoi les Félix sont-ils toujours présent malgré la médication? Tout simplement car ce n’est pas le but. La prise de médicament fût pris avec leur accord dans l’intention de contrôlé le cinquième, ce qui fût un succès. Lors du dosage initiale des Félix ainsi que lors de la transition, ils ont disparus. Ce dont mes thérapeutes on remarqués, c’est que je suis moins heureux sans leur présence, même que je d.montrais certains symptômes de dépression. La  raison d’une telle réaction est aisément compréhensible. Les Félix on maintenant 11 ans. Du moins, selon eux. Ils ont forgé l’homme que je suis. Ils étaient présent lors de mes moments heureux, lors de mes moments plus difficiles, lors de mes ruptures amoureuse. J’ai toujours pu compté sur eux pour me supporté, me remonté le moral. Je me suis habitué à leur présence. Nous avons établie des règles dont nous nous sommes efforcé de respecté afin que ma vie soit agréable, que cela ne me gêne pas dans ma vie de tout les jours et jusqu’à l’arrivé du cinquième, ce fût un franc succès. Résultat, pour ma santé mental principalement, il est préférable que les Félix soit présent dans ma vie, donc non, la médication n’a pas pour bût de les faire disparaitre.

Troisième question, est-ce dangereux pour moi à long terme.  Ce questionnement est légitime vu le passé familiale. Je n’en dirai pas plus sur ce passé, me contentant de répondre à la question. Non, ce n’est pas dangereux pour moi à long terme. À moins bien sûr que mon état détériore, mais je suis suivi régulièrement et je suis très ouvert face à tout changement que je trouve étrange (fatigue, perte de goût de faire une action en particulier, tic nerveux, etc.) tout en restant conscient que cela peut-être causé par des élément extérieur à mon symptôme (pour ceux qui se questionnent, le vrai terme pour mon syndrome est syndrome psychotique non-assigné). Évidemment, un jour, je n’aurai plus besoin de suivi et je n’aurai contact avec la psychiatre qu’en cas de besoin, mais je ne suis pas encore là. J’ai encore besoin de support professionnel afin de m’aider à gérer les côtés dont j’ai plus de misère à contrôler et je suis loin d’être sur le point d’être abandonné par le personnel hospitalier qui me suis. J’en profite ne même temps pour féliciter ces personnes qui font un travail extraordinaire pour ceux qui sont comme moi, atteint d’un trouble mental. Le service est très rapide (oui oui, une portion de notre système de santé est rapide) et surtout très efficace. Vais-je un jour vivre sans suivi psychologique? C’est certain. Vais-je toujours resté sous médication? Impossible de le dire, mais pour l’instant, considérons que oui. Quand est-ce que je n’aurai plus de support hospitalier? Lorsque je serai prêt, mais ce jour n’est pas encore arrivé.

Quatrième questionnement, quoi faire pour m’aider? À cette question, je vais paraphrasé ma psychiatre: « Demandez-lui ». Je suis effectivement la meilleur personne à qui demander quoi faire pour m’aider. Je suis parfaitement conscient de mon syndrome, de sa porté, de ses limites. Je connais bien les Félix, ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent. Je me connais, je maitrise bien le sujet et je suis apte à exprimer comment c’est avec eux. Lorsqu’il y a des incompréhension ou des mésententes, je suis apte à corriger la situation. Finalement, je suis parfaitement lucide, donc n’ayez pas peur, si vous ne comprenez pas mon syndrome ou si vous voulez m’aider avec, demandez-le moi. Je suis la meilleur personne pour vous conseiller.

Dernière question, ce syndrome est-il nuisible pour moi à long terme? Pas pour l’instant et il le sera probablement jamais. Je suis lucide, je suis fonctionnel, j’ai plusieurs activités variés, j’ai de « vrais » amis, j’ai un travail, j’étudie en même temps, je suis capable d’interagir avec le monde extérieur. Je possède une vie normal quoi. J’ai aussi des émotions et je suis capable de les exprimés et j’ai des passions, des rêves. La raison pour laquelle je mets l’accent sur ces faits est que ce sont des symptômes qui peuvent être problématique pour des gens atteint de troubles mentaux. En gros, je ne possède qu’un seul symptôme de psychose et je suis apte à le gérer moi-même. Résultat, les médecins ne savent pas dans quel catégorie me classé mais ce dont ils sont certains, c’est que je suis fonctionnel et que je risque de le rester.

Je terminerai ce billet sur une note un peu plus personnelle, avec un message à ma famille, qu’elle me lit ou pas. Ce message est le suivant: Malgré nos différent, nos incompréhension, nos disputes ou que vous pensiez ou pensée toujours que je suis « fucké » bizarre, je vous aimes quand même et ne vous échangerez pour rien au monde et je vous remercie pour m’avoir inspiré pour l’écriture de ce billet.

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Responses

  1. Pour ma part, je pense que c’est surtout l’existence du cinquième qui m’inquièterait.

    « Existent-ils réellement? »

    À te lire, j’ai le sentiment que cette réponse appartient davantage à la philosophie qu’à la science. Sur la base de quels critères déterminent-on que quelque chose existe?
    Quoiqu’il en soit, d’un point de vue pragmatique, qu’on dise qu’ils existent ou non ne changera pas grand-chose à ton vécu au quotidien.

  2. @Déréglé temporel,
    L’existence du cinquième est inquiétante, en effet, mais il est parfaitement sous contrôle. J’imagine qu’il est plus qu’une simple boule de rage, mais tant et aussi longtemps qu’il ne voudra pas parler, je ne pourrai rien faire pour lui et il restera à grogner dans son coin car je prendrai ma médication de façon religieuse. Un jour, je conterai mon combat contre lui sur ce blogue, mais je me sens pas prêt pour l’instant.

    « j’ai le sentiment que cette réponse appartient davantage à la philosophie qu’à la science. »

    D’un côté scientifique, leur existence est illogique. Toutefois, ce symptôme est présent chez trop d’être humain pour le nier. D’un point de vue philosophique, déterminer si un être immatériel et sentient nous ramènerais inévitablement à un débat sur l’existence de Dieu.

    « Quoiqu’il en soit, d’un point de vue pragmatique, qu’on dise qu’ils existent ou non ne changera pas grand-chose à ton vécu au quotidien. »

    Très juste.

  3. « D’un côté scientifique, leur existence est illogique. Toutefois, ce symptôme est présent chez trop d’être humain pour le nier. D’un point de vue philosophique, déterminer si un être immatériel et sentient nous ramènerais inévitablement à un débat sur l’existence de Dieu. »

    Je ne suis d’accord ni avec l’une, ni avec l’autre de ces affirmations.

    Du point de vue de la science, leur existence n’est pas « illogique », parce que pour arriver à une telle conclusion, la science devrait arriver à cerner l’objet dont il est question. Cela, elle ne peut le faire sans une réflexion philosophique préalable. Ce qui nous ramène à la philosophie.

    Par ailleurs, les Félix sont immatériels, certes, mais ont leur connaît un ensemble de caractéristiques bien plus précis qu’en ce qui concerne Dieu. Le débat sur Dieu est techniquement impossible, car il est, pour dire les choses de manière volontairement paradoxales, « indéfini par définition ». Les Félix, en tant que personnalités qu’on peut décrire (comme tu le fais), et cerner, peuvent faire l’objet d’une tel débat. Le tout est de déterminer un critère qui permette de trancher. S’il faut un corps en propre, ils n’existent pas. S’il faut avoir un impact sur le monde, ils existent (puisqu’ils ont un impact sur toi qui à ton tour peut avoir un impact sur ton environnement).
    Après tout ça, la question serait de savoir à quoi ça sert de savoir s’ils existent ou pas 😉

  4. @Déréglé Temporel,
    Ta réponse à bien plus au Félix et je me doit de l’applaudir en son intégralité.

    « Après tout ça, la question serait de savoir à quoi ça sert de savoir s’ils existent ou pas »

    Je n’ai pas besoin de savoir cela, mais je sais que pour certain membres de ma famille, ça l’est, d’où la raison pour laquelle j’ai soulever ce point. Pour ma part, je sais qu’ils sont là et c’est tout ce qui compte pour moi.


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