Publié par : Félix | juillet 24, 2011

Les pulsions

Ce billet parlera d’un côté un peu plus sombre d’avoir un syndrome schizo-atypique. Je vais parler des pulsions que nous avons ainsi que de médicaments. Parfois ce sont des pulsions anodines, tel que le besoin d’acheter un sac de chips. D’autre fois, c’est nettement moins plaisant. Je me souviens d’un été ou je travaillais sur le toit d’un édifice possédant plus de 20 étages. C’est alors que cette pulsion m’est venu. J’avais le goût de poussé un employer en bas de l’immeuble. Non, je reformule. J’avais le besoin de pousser l’employer. Le goût n’y étais vraiment pas. J’ai passer le reste de la journée au milieu du toit. C’étais anti-productif, mais c’étais mieux ainsi. J’ai résister à la tentation, mais ce fût bien difficile. Ce n’est pas la seule de ce genre que j’ai eu, mais je me limiterai à celle-ci.

 

Une pulsion est loin d’être facile à contrôler. Cela viens du plus profond de soi et on ne comprend pas nécessairement pourquoi, mais nous avons besoin de faire cet acte, même si nous ne le voulons pas. C’est à la fois un combat psychologique et physique pour essayer de conserver le contrôle de son corps et de ses pensée. Je doute que tout le monde soit capable d’y résister. J’ai une grande volonté et pourtant, j’avais peur de céder.

 

Bonne nouvelle toutefois, les anti-psychotiques peuvent enrayer ces pulsions. Dans le cas du risperdal, un anti-psychotique de deuxième génération, il n’y en avait aucune. Le seul hic, c’est que je n’avais plus aucune pulsion que ce soit. Que ce soit du type mentionné plus haut ou la pulsion d’acheter un livre ou un sac de chips en passant par les pulsions sexuelles. Et oui, si vous devez prendre du risperdal un jour, attendez-vous à ce que votre libido baisse, voir disparait. Vous vous sentez un peu comme des robots. Les Félix était devenues mécaniques et je me sentais aussi plus automates. Ma mère n’aimait pas non plus l’état dans lequel cela me mettais (c’est la seul qui a commenter mon changement d’attitude), trouvant que j’étais trop tranquille. Normalement, je participais, voir commençais des débats lors de nos souper de famille. Mais avec le risperdal, je n’étais qu’un simple spectateur. Je ne me sentais pas moi-même et, en plus, je prenais du poids sans raisons. Vous vous dites surement que ce médicament étais pas fait pour moi et vous avez raisons, mais je préférais les prendre plutôt que d’affronter Félix 5 en pleine puissance. Et oui, j’ai peur à ce point de ce dernier. Il faut dire aussi que j’ai goûter à la force qu’il est capable d’amasser.

 

Heureusement pour moi, il y a des alternatives. Je prend désormais les anti-psychotique nommé Abilifly, le petit dernier des anti-psychotiques de deuxième génération (la différence entre la première et la deuxième génération d’anti-psychotique est que la deuxième génération, dit atypique, est plus ciblés envers les problèmes que ceux de la première génération… du moins, si je m’en souviens bien, je vous reviendrai là-dessus). Parlons d’abord des problèmes de l’Abilify. Il est plus dispendieux que le Risperdal et n’est pas encore couvert par l’assurance médicament du Québec. Il semble aussi me donner des symptômes de haute ou de basse pression sanguine malgré le fait que ma pression semble stable et normal. C’est pas mal cela pour les effets négatifs. Les côtés positifs maintenant, bien que les pulsions soient revenues, elles sont nettement plus contrôlables. En fait, j’ai le choix de celle dont je désire laisser aller et celles dont je veux y résister. Les Félix, tout comme moi, sont moins mécaniques. Non seulement je ne prends pas de poids, mais j’en perds. Moins vite que j’en ai pris, mais tout de même, c’est une bonne nouvelle. Et je me sens nettement mieux dans ma peau, plus moi-même. Et cela parait. Le cinquième est toujours sous contrôle, le médicament semble l’essouffler, ce qui est un bon signe.

 

Bien sûr, il y a plus d’effets secondaires qui sont recensé étant donné que chaque personne réagit différemment, mais je me contente de parler que des miens, même si ils sont peu nombreux. Mes pulsions sont parfaitement sous contrôle. J’en laisse certaines passer et je refoule les mauvaises avec aisance.

 

Résultat, sans anti-psychotique, je m’isolerais probablement pour protéger les gens autour de moi, mais avec les médicaments je suis parfaitement fonctionnel en société. Mais je comprends que certaines personnes refuse de les prendre. C’est peu plaisant de ne pas être bien dans sa peau. C’est pire de savoir la cause de ce malaise et que nous avons l’option de se sentir bien en arrêtant de prendre une petite pilule le soir. Mais la réalité est que nous avons une responsabilité sociale et il est de notre devoir de se battre contre ce sentiment. Malheureusement, certaines personnes préfèrent mettre fin à ses jours plutôt que d’endurer ce sentiment.

 

Je reviendrai sur le suicide des gens psychotique dans un futur billet. En attendant, je vais laisser la place au premier qui va vous parler d’un sujet nettement plus joyeux.

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